Petit déjeuner : du lait chaud avec ou sans chocolat (tous les deux en poudre) - des flocons d'avoine ou du muesli mélanger au lait chaud et des fruits secs entiers ou en barre.


Déjeuner : poulet rôti et pomme de terre acheter sur un marché local, 1 spécialité locale (le mathurin pour ne pas le citer) acheter dans une boulangerie à Saint-Mathurin.


Encas : 1 pommes


Dîner : saucisson sec et jus de tomate - purée en flocons aux champignons déshydratés, biscuits aux fruits rouges.

Les bases

du petit déjeuner ...

Alimentation en voyage à vélo
Bien manger quand on bivouac ou voyage à vélo, ce n'est pas la priorité pour la plupart d'entre nous… Cela passe après le voyage, on se dit qu'on mangera un truc vite fait, histoire de profiter pleinement du voyage et de ne pas perdre de temps à cuisiner. Pourtant, réfléchir son alimentation permet de continuer le voyage dans son assiette, d'émerveiller ses papilles en mangeant, comme on émerveille ses pupilles en voyageant.
 

Oubliés, le passage au drive avec le biclou (si si, c'est possible, on l'as fait !) ou encore le sandwich achetés à la va-vite dans une supérette. En vélo, c'est le même principe que dans la vie de tous les jours : une alimentation saine et équilibrée. Donc voici nos incontournables pour les différents repas qui composent la journée.

Ce repas, est-il besoin de le rappeler, doit être énergétiquement riche, surtout en regard des longues journées d’activité qui attendent le voyageur à vélo. Les Crackers Nature « Heudeubert » et les biscottes « Wasa » offre une excellente alternative au pain, qui se conserve mal plusieurs jours et contient beaucoup d'eau. Quant aux biscottes, on enlève l'eau, mais niveau volume, on peut mieux faire et surtout, c'est très fragile à transporter. Les céréales en flocons (type muesli, flocons d'avoine...) sont également bien consistantes et variées dans les apports. Des biscuits sont une source quasi-universelle de glucides, mais aussi de protides et de lipides, le tout sans eau. Afin d'apporter du goût, vous pouvez embarquer : confiture (dans un pot en plastique pour diminuer le poids), miel ou pâtes à tartiner.

 

Pour la boisson du matin, nous vous informons avec plaisir que de nombreuses alternatives existent à la dosette de votre « Senseo ». Blague à part, voici les choix qui s'offrent à vous : le café en poudre, le cacao en poudre, le lait en poudre, ou d’autres poudres ( poudre d'amande,…) sont très faciles à transporter. Sans oublier le thé ou les infusions.

Quoi manger ?

En voyage à vélo ...

Alimentation en voyage à vélo

Nous privilégions les repas chauds ou cuisinés pour le repas du soir. Le midi, nous mangeons donc sur le pouce ou tout du moins sans cuisiner ou presque. L’essentiel pour nous est de profiter les plus possibles des gastronomies locales tout au long du voyage. Ainsi, nous découvrons un territoire à travers (nos mollets bien sûr !), des visages, des paysages, des monuments et des histoires, mais aussi des terroirs.


On peut résumer les choix qui s'offrent à vous ainsi :

 

  • Des féculents et légumineuses :

    • La semoule de blé dur : le temps de cuisson est très faible, la semoule ne contient pas d’eau, est dense, et constitue une bonne source de glucides complexes, mais aussi de protides.
    • Les pâtes sont un aliment parfait pour ce type de voyage, les plus fines sont aussi les plus rapides à cuire. Ou alors utilisé des pâtes à cuisson rapides dit « 3 minutes ».
    • Le riz est aussi un excellent aliment universel (source très importante de glucides). Il est un peu plus long à cuire que les pâtes, mais permet de varier les plaisirs (Attention si vous voyagez à plusieurs : plus il y a de fous, moins il y a de riz !).
    • Les lentilles sont un excellent aliment qui apporte en plus des éléments minéraux, du fer. Les lentilles réclament un long temps de cuisson (les lentilles corail sont celles cuisant plus vite).
    • Les flocons de céréales (avoine par exemple) offrent également une très bonne solution, car ils peuvent être mangés en plat, en dessert ou au petit déjeuner.
    • Les Mélanges de céréales sont très pratiques : on y verse de l’eau bouillante et on attend 10 mn. Les mélanges tels que Méli-mélo de « Tippiac » ( mélange céréale et légumes) sont excellent pour les moments gourmands et surtout pour changer des pâtes !
    • La purée en flocons gonfle beaucoup et donne vite une impression de satiété et se décline souvent en plusieurs versions (pommes de terre, autres légumes, avec crème ou fromage, etc.).

 

  • Des fruits et légumes : vous l'aurez remarqué, beaucoup de féculents, mais pas de légumes. Ces derniers étant trop délicat pour le voyage à vélo (sauf rare exception ou acheté à la dernière minute), nous en consommons tout de même en achetant des bouteilles de jus : orange, pommes, carotte, tomates, mix fruits + légumes, ou encore via des salades préparées, ou des emaballages sous vides (mais cuits, betterave, …)

 

  • De la viande : hors de question de faire un rôti pour 8 personnes ... Cependant, vous apprendrez à faire des merveilles avec du jambon (de porc, de dinde, persillé, fumé,…), des lardons, du poulet, du saucisson sec (qui se conserve plusieurs jours à l'air libre). Le jambon et les lardons sont à achetés le jour ou vous le consommer, ça va de soi. Pour ce qui est du poulet, nous l'achetons généralement entiers ou coupés sur les marchés qui jalonnent le parcours, quelques patates cuites n'étant jamais de trop !

 

  • Des assaisonnements : nous emmenons divers aromates de faibles poids et encombrements, mais au goût fort comme des épices (cumin, mélange curry), des herbes sèches (basilic, persil), des champignons deshydratés, de l'ail ou des oignons lyophilisés, du sel, du poivre ... Pour les transporter, nous recyclons des boites de « tic-tac » que nous transformons en boites à épices (gain de place et de poids). Les bouillons cubes offrent également une solution compacte de transport de lipides pour faire cuire riz, pâtes, semoule…

 

  • Des encas : ils sont importants, car ils redonnent de l’énergie et du moral, car comme dit ce dicton : « Ça remet le facteur sur le vélo ! ». Ils apporteront donc des sucres rapidement assimilables pour remettre la machine en route. Le choix est varié : chocolat en tablette ( à condition qu'il ne fasse pas trop chaud!), barres de céréales, barres de fruits, fruits, biscuits, avec l’avantage de les trouver presque partout dans le monde.

 

  • Des desserts : il nous arrive de consommer les encas comme dessert à la fin d'un repas. Mais nous préférons varier les plaisirs en achetant un yaourt à boire, des compotes, ou encore …

 

  • Des spécialités locales : on ne va pas ici vous faire la liste de toutes les spécialités qui jalonneront vos ballades en vélo... Mais pour nous, c'est presque un élément essentiel de nos voyages, une motivation ! Les ingrédients listés plus haut, vous pouvez les manger tous les jours si vous le souhaitez. Alors que la « Praslines Mazet », mère de toutes les pralines du monde, il n'y a qu'as Montargis, le long de l'Eurovélo 3 que vous pourrait en trouver ! Ainsi, nous mangeons une ou deux spécialités gastronomiques par jour. Pour les trouver, rien de plus simple, trouver un habitant du coin, un office de tourisme, ou encore plus simple : une bonne boulangerie.

 

  • Des apéros : déconseillé pour le déjeuner, mais fortement apprécié pour le dîner, l'apéro est toujours sympathique, même à vélo. Pour cela, une petite fiole sous la selle ou de petites bouteilles façon mini-bar coté boisson et une boite de pâtés, de chips (en sachet individuel pour ne pas gaspiller ce qui resterait d'un grand sachet) ou du saucisson sec de l'autre, et le tour est joué.

 

  • L'eau : cela peut sembler logique, mais l'eau est à boire à volonté à toute heure du jour et de la nuit ! C'est surtout l'aliment de base de quasiment tous vos plats, les aliments étant majoritairement à réhydratés, comme vous.

 

  • L'autonomie : pour des périples en France, où l'on croise tout de même fréquemment des villages, 2 à 3 jours maximum d’autonomie alimentaire sont largement suffisants. Mieux vaut prévoir 4 à 5 jours d’autonomie pour les régions du monde moins densément peuplés.

 

  • Ultime option : redouté par certains, apprécié par d'autre, le restaurant. Pratique quand on est fatigué ou que le menu qui reste au fond de votre sacoche est peu ragoûtant, cette option à cependant un gros inconvénient... Le coût !

Les bases

du déjeuner et du dîner ...

Alimentation en voyage à vélo

Vous avez les ingrédients, mais vous ne voyez toujours pas comment organiser vos repas ? Voici quelques suggestions de menus, lors de notre voyage à vélo sur la Loire de Chaumont-sur-Loire à Guérande :

Idées menus

pour cyclo affamé !

Repas en voyage à vélo

Quel est le matériel nécessaire ?

Comment bien faire à manger, avec trois fois rien !

Manger en voyage à vélo
Repas en voyage à vélo

Les astuces ! 

Pour lier l'utile à l'agréable ...

Peut importe la duré du voyage, qu'il soit de deux jours ou de 6 mois, à partir du moment où vous compter cuisiner, le volume de matériel à emmener pour la nourriture est le même.


Pour nous quatre (2 adultes + 2 enfants de moins de 4 ans ) la « cuisine américaine » se compose ainsi :

 

  • 1 popote en aluminium, 2 personnes ( Qui sert de casserole, de poêlle, de bac à vaisselle, de passoire…)

  • 2 bols en plastique ou mieux en inox ( qui servent d'assiette et de verre)

  • 1 réchaud gaz (qui utilise des cartouches faciles à trouver !)

  • 1 à 2 cartouches de gaz pour 15 jours de voyage

  • 1 couteau type beurre mais coupant (comme celui-ci)

  • 1 minie planche à découper 

  • 2 fourchettes et 2 cuillères ( qui rentre dans notre popote)

  • 2 torchons + 1 demi-éponge + une mini-bouteille de jus de fruit pour enfants rempli de liquide vaisselle 

  • 2 bouteille d'eau ( qui vont sur le tandem) que l'on remplie au fur et à mesure ( sanitaire, magasin, en demandant dans une pharmacie, dans un stade, cimetière…). Il faut compter 2,5 litre d'eau par personne et par jour par beau temps.

  • Allume gaz / allumette

Conclusion

Claire, courte et concise !

Vous l'aurez compris, on peut manger sain et équilibrée en voyage à vélo, mais surtout varié ! Pour peu que l'alimentation soit réfléchie en amont (quelques heures avant suffisent), elle devient plaisante et vous permet de continuer le voyage, dans votre assiette. Ne doutez plus. Pas besoin d'être un bon cuisinier pour bien s'alimenter, la preuve, vous n'êtes pas forcément un bon sportif, mais vous arriver quand même à bien pédaler !

On a la flemme !

Jour 1

Jour 2

Jour 1

On se régalent !

On découvrent !

Petit déjeuner : infusions à la verveine et biscottes fine avec du miel.


Déjeuner : sandwich jambon beurre pour madame, fougasse aux fromages pour monsieur, et pâté de prunes d'Anjou pour tout le monde.


Encas : Barre de céréales à la pistache.


Dîner : un bon vin du Val de Loire accompagné de rillettes de volailles – un mélange de céréales Méli-mélo et ses lardons – Compote de pommes façon crumble (en rajoutant les miettes de gâteau écrasé de la veille !)

Petit déjeuner : café soluble + un fruit entier (pas la force de tartiner)


Déjeuner : carotte râpé + pâtes aux jambons persillés + yaourt à boire (pas le courage de mastiquer le yaourt)


Encas : chocolat (pas l'envie de perdre du poids)


Déjeuner : soirée Resto ! (pas encore de coup de fil du banquier)

Alimentation en voyage à vélo
Alimentation en voyage à vélo
Alimentation en voyage à vélo

Le poids et le volume : c'est l’ennemi du voyageur qui souhaite progresser par ses propres moyens, à vélo ou non. L’idée toute simple est donc de porter des aliments qui ne contiennent pas d’eau ou le moins possible.


L’emballage : il faut la plupart du temps reconditionner les aliments (les mettre dans des sacs réutilisables solides pour éviter de transporter du poids inutile en emballage). On peut utiliser des petites bouteilles plastiques, petits pots ou tubes de vitamines, de médicaments, d’homéopathie, de « tic-tac »...


Gaz : pour faire des économies, on peut mettre les aliments à cuire directement dans l'eau froide en début de cuisson, puis éteindre 2-3 minutes avant la fin de la cuisson. On appelle cela la cuisson parabolique (l’eau et la nourriture montent progressivement jusqu’à un maximum de température, puis redescendent doucement). Vous pouvez réduire votre consommation d'eau par la même occasion, en ajustant la quantité d’eau utilisée pour cuire les aliments. Pour le riz par exemple, compter environ 2,5 volumes d’eau pour 1 volume de riz pour une absorption complète. Utiliser un couvercle bien ajusté et protéger votre réchaud à gaz, ou autre, des courants d'air.

Se faire plaisir : il n'y a pas secret !